EUTHABAG et l’environnement

EUTHABAG est une housse mortuaire vétérinaire conçue pour respecter le lien entre l’animal, sa famille et les équipes qui l’accompagnent, tout en tenant compte de son impact sur l’environnement.

Parce que les animaux sont souvent incinérés ou enterrés dans la housse qui a servi à les transporter, la composition de celle-ci a une réelle importance.

Pourquoi la composition d’une housse mortuaire est-elle importante?

Dans la plupart des crématoriums, les animaux ne sont pas retirés de leur sac ou de leur housse de transport avant la crémation. Les matériaux utilisés pour transporter les animaux décédés peuvent donc avoir une incidence sur les émissions produites pendant la crémation. Leur composition doit également être prise en considération lorsqu’un animal est enterré.

EUTHABAG a été conçue en tenant compte de ces deux possibilités.

Un tissu 100% recyclé

Gros plan d’une housse mortuaire EUTHABAG grise avec symbole de recyclage, entourée de végétation.

EUTHABAG est la première housse mortuaire pour animaux dont le tissu est fabriqué à partir de polypropylène 100% recyclé, sans métaux lourds ni composés chlorés.

Jusqu’à 10 fois moins d’émissions de CO₂

La fabrication de ce tissu produit jusqu’à 10 fois moins d’émissions de CO₂* que celle d’un plastique vierge (0,2 kg comparativement à 2 kg de CO₂-éq. par kilogramme de matière), sans compromis sur la résistance.

L’utilisation de matière recyclée post-consommation permet de donner une nouvelle utilité à du plastique déjà utilisé plutôt que de fabriquer une nouvelle matière à partir de ressources fossiles vierges.

Peut-on incinérer une housse EUTHABAG?

Oui. La grande majorité des housses EUTHABAG terminent leur cycle de vie en crémation.

Le tissu d’EUTHABAG est fabriqué à partir de polypropylène. Contrairement à d’autres housses, elle ne contient donc ni vinyle ni composés chlorés, et ne produit pas de dioxines ou de furanes lors de son incinération.

Un important crématorium du Québec nous a également indiqué que les résultats de ses tests d’émissions, exigés par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, s’étaient améliorés depuis l’adoption d’EUTHABAG.

Une encre et un adhésif choisis avec soin

L’adhésif utilisé dans la fabrication de la housse est composé à 50% de résine de colophane, une résine végétale, et à 50% de styrène-butadiène, aussi appelé caoutchouc synthétique. Ce mélange forme un adhésif thermofusible performant, exempt de composés organiques volatils.

L’encre utilisée pour la sérigraphie est à base d’eau.

Les housses ne sont pas emballées individuellement dans du plastique mais dans des boites de carton recyclé.

Peut-on enterrer les housses EUTHABAG?

Oui, lorsque l’enterrement d’un animal est permis par la réglementation locale, ce qui est très rare.

La housse EUTHABAG ne contient ni métaux lourds ni composés chlorés. Sa résistance permet de contenir les restes de l’animal et de réduire les risques qu’ils soient dispersés ou déterrés.

Lorsqu’un animal a été euthanasié avec du pentobarbital, des précautions supplémentaires doivent toutefois être prises afin d’empêcher les animaux sauvages ou domestiques d’accéder à la dépouille.

Lorsqu’une famille souhaite enterrer son animal, il revient à l’équipe vétérinaire de l’informer des règles applicables et des précautions à prendre concernant la profondeur, l’emplacement et la protection des restes, particulièrement lorsque l’animal a été euthanasié au pentobarbital.

Housse mortuaire EUTHABAG personnalisée déposée dans une fosse avant l’enterrement d’un animal.

Pourquoi les housses EUTHABAG ne sont-elles pas biodégradables?

EUTHABAG n’est pas biodégradable à court terme, et ce choix est intentionnel.

Dans plusieurs régions, la majorité des animaux décédés sont crématisés. Une housse mortuaire doit donc conserver sa résistance pendant son entreposage, la manipulation de la dépouille, son transport et son éventuelle crémation.

Dans le cas d’un enterrement, cette résistance joue également un rôle important pour contenir les restes de l’animal.

Pentobarbital : la responsabilité se poursuit après l’euthanasie

Lorsqu’un animal est euthanasié au pentobarbital, le médicament demeure présent dans ses tissus après le décès. Les restes peuvent alors être toxiques pour les animaux sauvages ou domestiques qui les consommeraient, notamment les oiseaux de proie, les mammifères carnivores.

Les directives de l’American Veterinary Medical Association (AVMA) précisent que l’utilisation du pentobarbital entraîne des responsabilités légales quant à la disposition adéquate des restes de l’animal. Ces responsabilités peuvent concerner les vétérinaires, les refuges et les propriétaires de l’animal.

L’AVMA souligne également que de graves répercussions peuvent survenir lorsque les professionnels vétérinaires ne veillent pas à une disposition sécuritaire de la dépouille ou n’informent pas leurs clients des précautions à prendre.

Les lois et les sanctions varient selon les pays et les territoires. Il appartient donc aux équipes vétérinaires de connaître les règles applicables et de transmettre des directives claires aux familles qui prennent en charge la dépouille de leur animal.

Pourquoi la résistance de la housse est-elle importante?

  1. Protéger les animaux sauvages et domestiques
    Une dépouille contenant du pentobarbital peut présenter un danger si elle est déterrée ou consommée.

  2. Conserver les restes ensemble
    Un site d’enterrement peut être perturbé par un animal, des travaux ou l’érosion. Une housse résistante permet de maintenir les restes contenus.

  3. Permettre une éventuelle exhumation
    Certaines familles choisissent d’exhumer les restes de leur animal lorsqu’elles déménagent. Une housse demeurée intacte facilite alors leur manipulation et leur éventuelle crémation.

  4. Offrir une solution plus appropriée qu’une couverture
    La majorité des couvertures contiennent du polyester ou d’autres fibres synthétiques et ne sont donc pas nécessairement biodégradables. Elles peuvent également compliquer une éventuelle crémation.

  5. Limiter la dispersion des tissus
    La résistance de la housse aide à maintenir la dépouille contenue et à limiter la dispersion de tissus susceptibles de contenir du pentobarbital.

Qu’en est-il des matières biodégradables à base de fécule de maïs?

Les matières biodégradables à base de fécule de maïs peuvent sembler être une solution plus écologique, mais leur impact doit être évalué sur l’ensemble de leur cycle de vie. Elles sont souvent fabriquées à partir de maïs issu de cultures génétiquement modifiées et traitées au glyphosate, un herbicide controversé. La culture du maïs et sa transformation en fécule nécessitent également une quantité importante d’énergie, notamment d’origine fossile.

De plus, certains sacs biodégradables peuvent perdre de leur intégrité après quelques mois d’entreposage, ce qui les rend moins adaptés à un usage vétérinaire nécessitant une résistance fiable. Pour ces raisons, EUTHABAG a choisi de privilégier une matière recyclée, stable et résistante.

Qu’en est-il du jute?

Le jute peut sembler être une solution plus naturelle, mais celui utilisé pour fabriquer des housses mortuaires est généralement plastifié afin d’assurer sa résistance et son étanchéité. Il ne présente donc pas nécessairement les avantages environnementaux associés à un matériau entièrement naturel ou biodégradable.

Selon les données dont nous disposons, le jute plastifié génère environ cinq fois plus d’émissions de carbone* que le polypropylène recyclé utilisé pour EUTHABAG. Comme il est aussi plus lourd, son transport peut produire de quatre à cinq fois plus d’émissions.

Une grande partie du jute est par ailleurs produite au Bangladesh, où sa culture peut nécessiter l’utilisation d’insecticides et d’herbicides. Enfin, sa biodégradabilité n’offre aucun avantage particulier lorsque la housse est destinée à la crémation.

Que se passe-t-il lorsqu’une housse EUTHABAG est enterrée?

Depuis 2016, EUTHABAG effectue des observations sur la décomposition de dépouilles enterrées dans ses housses, en milieu tropical et tempéré.

En milieu tropical, une exhumation réalisée après huit mois a montré un squelette sec et entièrement dépourvu de tissus. Des insectes nécrophages avaient percé la housse à six endroits pour accéder à la dépouille.

En milieu tempéré, des exhumations effectuées en 2018 sur des dépouilles félines enterrées en 2016 ont montré qu’il ne restait que les ossements, une partie de la peau et les poils.

Ces observations indiquent que, même si la housse demeure résistante, les insectes nécrophages et les micro-organismes peuvent accéder à la dépouille et participer au processus naturel de décomposition.

Jeune pousse arrosée à la main dans un sol naturel.

5 bienfaits d’utiliser EUTHABAG :

  1. Les insectes nécrophages et les micro-organismes ont accès à la dépouille afin de décomposer les tissus et éliminer les liquides corporels.

  2. Lorsqu’enterrés, les restes sont contenus afin de prévenir la contamination de l’eau ou du sol ou une intoxication d’un animal domestique ou sauvage par le pentobarbital utilisé pour l’euthanasie.

  3. EUTHABAG ne contient pas de métaux lourds ni de composés chlorés et peut donc être enterré ou incinéré sans émanations toxiques

  4. La colle à base végétale et l’encre à base d’eau utilisées sont sécuritaires pour l’environnement

  5. Le tissu d’EUTHABAG est fabriqué à partir de polypropylène 100% recyclé. Son emballage est aussi fait de matière recyclée.


Notre engagement va au-delà de la housse

Vue en contre-plongée d’un grand arbre dans une forêt tropicale.

EUTHABAG contribue également à la reforestation et à la protection d’habitats vulnérables en Amérique en soutenant la plantation de milliers d’arbres indigènes au Canada et au Costa Rica.

Ces initiatives contribuent à restaurer des milieux essentiels à la faune et à la flore.